Radio Vitamine

Radio Vitamine en ligne écouter en direct Radios françaises La qualité et la diffusion en continu.

J’ai l’impression qu’il n’aime plus tellement sortir. Et toi, tu sors toujours beaucoup ? Ben non, plus beaucoup. Tu t’assagis. Non, mais il y a plus tellement d’occasion. C’est tout. Ben oui. Mais comment tu fais pour venir à Paris. Tu as une voiture ou bien ? Non, mais j’habite très près de la gare. Et Rémi t’a pas trouvé un job dans le coin ? Tu sais, travailler là où j’habite, ça m’amuserait pas beaucoup. Ça, je te comprends. C’est exactement l’inverse de lui. Oui, sur ce point, on peut pas être plus différent. Eh bien, tiens, justement. Le voilà. Ça va ? Tu vas bien ? Bonsoir Rémi. Ça va bien et toi ? Ça va. Tu sais qu’elle habite à Émerainville, maintenant ? Ah bon ? Eh oui. Depuis quand ? Oh, depuis un mois environ. C’est très bien. C’est grand. Y a de la place pour mon atelier. Et même en ce moment j’ai une amie qui travaille avec moi qui habite là. C’est vraiment bien. Et Xavier ? Xavier ben Xavier, c’est fini. Et voilà. C’est la vie. Bonsoir. Ça va ? Ça va, ça va. Attends, excuse-moi. (Les tarots d’Elli & Jacno) Je tire une carte, mauvais présage Que faire d’un si triste message ? L’horrible cri du fond des âges. De cette épée le roi, la reine On nous balance dans l’arène. Trop de violence, bébé, je freine. Je cherche ta petite gueule dans mon jeu. Faut-il que je passe aux aveux ? Allez, à trois je dis tout. Un ! Deux ! Je joue mais les cartes sont marquées. Les jeux sont truqués. Les dés sont pipés. Je ne pourrai jamais tricher. Il y a comme un présent passé Où est passée la réalité ? Je tire une carte, un blond me guette. Il a le doigt sur la gâchette. Il va me faire sauter la tête. Accroche les toits, la droite, la lune. En haut j’ai la roue de fortune. Le neuf me coupe mais pas de rancune. Quand les tables se mettent à tourner. Je courre après mais pas de danger. Aucune réponse à me donner. Je joue mais les cartes sont marquées. Les jeux sont truqués. Les dés sont pipés. Je ne pourrai jamais tricher. Il y a comme un présent passé. Où est passée la réalité ? Tu ne danses pas ? Non. Pourquoi ? Parce que je ne danse pas bien. Oh voyons ! Un sportif comme toi ! Ça n’a aucun rapport. Au contraire. La danse coupe les jambes. Je l’aime pas pour ça. Tu joues toujours au tennis ? Oui, plus que jamais. C’est très pratique. Y a même un couvert à Fontenay. Et toi ? Eh ben moi non pas tellement parce que je suis vraiment nulle. Mais la fille avec qui j’habite, Marianne, elle essaye de m’entraîner. Elle est très forte. Elle est même classée je crois. Ah bon ? Oui, Marianne, là. Tu vois, elle. Ça l’empêche pas de danser. Quoi ? Rien. C’était rien de spécial. Tu connais Rémi ? Non, je connais pas. Bonsoir. Bonsoir. Tu viens ? Non. D’ailleurs je vais rentrer. Déjà ? Ouais. Je rentre. Tu viens ? Non. Je t’ai dit. Je reste, Rémi. S’il te plaît. Mais tu rentres comment ? Mais je me débrouillerai. Camille, tu me raccompagnes ? Oui, si tu veux. Oui. Mais enfin, ne l’oblige pas à rester. Mais elle reste de toute façon. Tu restes ? Oui, je vais rester un peu. Ben reste aussi Rémi. Tu rentres dans combien de temps ? Je sais pas. Là, bientôt. Ouais ? Écoute, nous ça va. Tu comprends ? Ça va bien nous. Si tu veux, si tu t’ennuies, tu peux partir ! Ouais. Bon. Bien. Merci Camille. Écoute, j’suis désolée. Si ça fait des drames. Mais non. Arrête. J’t’en supplie. Sois gentil. Pour une fois que je peux m’amuser. Eh bien amuse-toi. Je ne t’en empêche pas. Moi je rentre. Écoute essaye de me comprendre. C’est très bien. Arrête de pleurer. Je rentre. Laisse-moi. Ça me désole de te voir fâché. Je suis pas fâché. Laisse-moi ! Qu’est-ce qu’il y a ? Tu pleures ? La soirée est gâchée, maintenant. Je te parais futile ? Il se rend malheureux puis il me rend malheureuse aussi. Alors qu’il s’en faudrait de si peu pour qu’on soit heureux tous les deux. Et si on allait au buffet ? Quand j’suis triste, ça me donne de l’appétit au lieu de me le couper. T’es gonflée tout de même avec Rémi. C’est un violent, tu le sais bien. Et tu le provoques tout le temps. Qu’est-ce que tu veux. Il est venu alors qu’il avait dit qu’il viendrait pas. Il est toujours derrière mon dos. Oui, mais quand on vit ensemble, on sort ensemble. C’est normal. Moi si Xavier était sorti sans moi, j’aurais pas supporté. Eh ben moi, je le supporte très très bien. D’ailleurs j’aimerais qu’il sorte un peu de son côté. Avec des copains ? Même des copines. Toi, par exemple. J’ai confiance. Moi ? Remarque, pourquoi pas ? Mais avec d’autres. Je te dis. J’ai confiance en lui. Mais et s’il tombait amoureux, ça arrive. Je crois pas qu’il ait envie de tomber amoureux. Mais ça peut arriver. Envie ou pas. Eh ben si ça arrive, ça arrivera. C’est qu’il m’aimera plus. Et moi, s’il m’aime plus, je l’aimerais plus. Excuse-moi. Je t’ai réveillé. Je ne dormais pas. Ne t’occupe pas de moi. Je vais lire. Pardonne-moi. Pardonne quoi ? Tu ne m’as pas réveillé. Je t’ai dit que je ne dormais pas. Je veux dire : pardon pour tout à l’heure. J’étais désagréable. Ne commençons pas à discuter maintenant. Va te coucher. Que l’un de nous deux dorme au moins. Bon. Bonsoir. Mais je suis désolée. « Désolée ». Tu ne sais dire que ça.

Numéro de téléphone: 06 49 47 74 67



Pub

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *