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Si tu es désolée, sois désolée. Si tu ne l’es pas, ne le dit pas. Sois franche. Tu es parfaitement contente. Qu’il y ait au moins quelqu’un qui soit content ! J’aimerais que toi, tu sois content. C’est peut-être un peu beaucoup me demander, mais si tu veux que je sois content, eh ben je suis content. Très content ! Je suis heureux. Je suis un imbécile heureux. Si je veux vivre dans mon ie, ça me regarde. Va te coucher. Tu as peur ? Rassure-toi, j’ai pas envie de te battre. Si j’ai envie de battre quelqu’un, c’est moi. L’, le crétin, le débile. Ça ne regarde que moi ! Je peux me frapper encore plus fort. Ça me regarde ! Ça ne te fait pas de mal à toi. Et je peux y Laisse-moi. Ne crie pas. Ça va. Rien de cassé. Laisse-moi ! Excuse-moi. Je ne sais pas ce qui m’a pris. Mais vraiment, je pensais pas te mécontenter, ce soir. Tu ne m’as pas mécontenté, pas plus qu’un autre jour. M’enfin, tu comprends que je peux pas être content quand tu prends ton plaisir à comptabiliser les heures que tu passes loin de moi. C’est toi, au contraire, qui quand tu passes minutes loin de moi, en fait un drame. Parce que tu le fais contre moi. On dirait que tu ne songes qu’à t’échapper comme un enfant échappe à ses parents. J’suis pas ton père. Quand je sors avec toi, tu passes ton temps à jouer à cache-cache. J’ai l’air de quoi ? Ce soir si tu t’embêtais, il valait mieux ne pas venir. Oui, c’est certain. J’ai eu tort. De toute façon, tes amis m’énervent si tu savais à quel point. Et en particulier ton Octave. Je me demande ce que tu peux lui trouver. Tu as vu comment il m’a dit bonjour ? Tu pourrais au moins lui apprendre la politesse. Moins je le verrai, mieux ce sera. Et tu permets que je le voie, moi ? Mais tu n’as pas besoin de ma permission. Si ! Comme ça tu ne pourras pas me reprocher de faire les choses en-dessous. Écoute, ça fait longtemps que je voulais te parler d’une chose à laquelle j’ai pensé. Le moment est peut-être malvenu, mais peut-être pas, finalement. Puisqu’on a commencé à discuter, autant trouver une solution. Une solution à quoi ? Je vais te dire, mais je voudrais que tu me promettes de pas te mettre en colère. Pourquoi veux-tu que je me mette en colère ? Ça te mettra en colère. Ça doit forcément. Tu me fais peur. Ça n’est rien de grave. C’est quelque chose que je ferais pour toi, pas contre toi. Alors ça ne me mettra pas en colère. Si. Je pense que si. Tu verras le côté négatif de la chose. Pas le positif. Bon alors vas-y, dis ! Mais tu te mettras pas en colère ? Tu vois bien qu’après ce qu’il s’est passé, je suis incapable de réagir à quoi que ce soit. Tu as très très bien choisi ton moment. Alors vas-y, qu’est-ce que c’est ? Écoute, j’ai pensé à une chose qui, si tu l’acceptes, peut être la solution idéale. Est-ce que tu veux vraiment qu’on soit heureux tous les deux ? Que je sois heureuse d’être avec toi. Que tu sois heureux d’être avec moi. Que je ne te cache jamais rien. Que je sois toujours détendue. Oui. Bien sûr. Mais quoi ? Voilà. Cette semaine, j’ai commencé à repeindre mon studio. Tu vas le louer ? Pas le vendre ? Non. Je vais l’habiter. Quoi ? Rassure-toi. J’ai pas du tout envie qu’on se sépare. Tu veux quand même pas qu’on aille vivre là-bas, non ? Non, bien sûr. Tu sais que maintenant, je gagne un tout petit peu d’argent. Alors je peux me permettre le luxe de ne plus le louer. Sinon faudrait que je me débarasse d’un tas d’affaires auxquelles je tient, et que je veux pas amener ici, de peur d’encombrer. Mais y a de la place ici. C’est vraiment un luxe inutile de conserver un appart uniquement comme garde-meubles. Pas uniquement. J’ai besoin d’un pied-à-terre. Pour travailler ? Peut-être. Mais aussi pour dormir. Seule. Sagement. Dans mon lit de jeune fille. Oui, c’est ça. J’aurais dû m’en douter. Écoute, laisse-moi finir : ce soir par exemple si j’avais couché là-bas, je ne t’aurais pas réveillé en rentrant. Mais je ne dormais pas. Arrête. C’est pour toi que je le dis beaucoup plus que pour moi. Ne commence pas à te lancer dans des justifications. Si tu ne m’aimes pas, qu’est-ce que tu veux que j’y fasse ? Mais je t’aime. Tu le sais. Mais non, je ne sais rien de toi. Tu es opaque comme un mur. Tu me mets toujours devant le fait accompli. Je me confierais beaucoup plus à toi si tu voyais pas toujours le mal partout. Écoute, c’est pas un crime de voir des gens, quand même !? Je peux voir mes amis. T’as bien les tiens. Oui, mais ce sont des hommes. Eh ben moi aussi, je ne vois que des hommes. Si t’avais des amies filles, je dirais rien. J’en ai pas. Ça m’intéresse pas. Y a que toi qui m’intéresse. T’as parlé toute la soirée avec Camille. Je suis pas allée t’espionner. Ça n’a rien à voir. Camille, je la voyais à cause de Xavier. Et comme elle l’a quitté Eh ben, tu lui plais beaucoup. Et elle m’a dit qu’elle aimerait bien sortir avec toi. Arrête, tu n’es pas drôle. Mais mon idée de l’appartement est tout à fait sérieuse. Écoute, toi le samedi, tu te lèves de bonne heure pour aller au tennis et tu te couches tôt la veille. Alors que moi, le vendredi soir, j’ai des tas d’occasions de sortir, et puis j’ai pas à me lever le lendemain. Tu crois pas que je t’aime, mais c’est complètement faux. Moi je peux aimer profondément quelqu’un que si je peux penser à lui de temps en temps de loin. Voilà. Si tu m’aimais comme je t’aime, on serait déjà marié. Ou divorcé. Écoute. Y a quand même un chose que je veux que tu saches. Tu es la personne que j’ai le plus aimée. Et je sais pourquoi ça allait pas avec les autres. À un certain point, ils me proposaient le mariage. Je pense vraiment que si tu acceptes que je dorme de temps en temps à Paris, c’est la meilleure façon de sauver notre amour. Ensuite on verra. Ensuite, tu ne t’arrêteras pas en si bon chemin. Un jour tu prendras un amant et tu diras aussi que c’est pour sauver notre amour. Mais là je ne marcherai pas. Non. Depuis que je t’ai rencontré, aucun homme ne m’a attirée. Mais ça peut arriver. En principe, oui. Et alors ? Ben moi j’aurai jamais d’amant. Comme tu dis. Écoute, je te propose un contrat. SI jamais je rencontre une personne que j’aime plus que toi, qui m’attire plus que toi, je te le dis.

Numéro de téléphone: +33 5 62 93 69 11



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