VAR MEDIAS

VAR MEDIAS en ligne écouter en direct Radios françaises La qualité et la diffusion en continu.

À Milan. J’étais en Italie, tu savais pas ? Ben non. Comment veux-tu que je sache ? Tu es tout prêt de la gare. Et là, c’est là que tu travailles ? Oui. Je travaille plus beaucoup parce que j’ai pas le temps à cause de ma chambre. Enfin je fais des lampes avec des tubes incroyables qui sont nouveaux avec tout un système de miroirs qui réfléchit la lumière. Et puis j’ai fait peindre des petits embouts, un pied. Je travaille sur les couleurs. Oui, c’est joli. Je préfère t’en montrer une entière qui est terminée, là-haut. Tu viens ? Tu vois. C’est celle-là. Ah oui, c’est très joli. C’est un nouveau tube. Il chauffe pas trop. Oui, j’aime beaucoup. Enfin, je me suis bien amusée. Faudrait que tu viennes avec moi un de ces jours faire un tour en Italie. Oui, un jour. Si j’ai le temps. Je connais plein de gens là-bas. Ah, tu sais que j’ai un nouveau fiancé ? C’est avec lui que je suis partie. Ah bon ? Bravo. Oui. Je suis très contente. Il me plaît beaucoup. Il travaille avec une firme italienne. On a rencontré des gens vraiment intéressants. Il va souvent là-bas. Cette fois, je l’ai accompagné. Et vous êtes rentrés quand ? Hier. Par avion ? Oui. Et il arrive à quelle heure, cet avion ? Exactement ? À h à Roissy. Enfin, h en principe, mais il avait du retard. Pourquoi est-ce que tu me demandes ça ? Pour rien. Comme ça. Qu’est-ce que tu veux savoir ? Tu veux un horaire ? Je peux t’en passer un. J’en ai un en double. Non, je te remercie. J’en trouverai un. Tu veux faire un voyage en douce ? Non. Pas en douce. Je voulais juste savoir. T’as l’air bien mystérieux. Non. Oh, et puis je peux bien te le dire, après tout ! On m’a dit qu’on t’avait vue hier soir. À Roissy ? Non. Place Saint-Michel. Vers h. Ça, place St-Michel, j’y étais pas. Qui est-ce qui t’a dit ça ? Un copain. Mais pourquoi est-ce que tu me l’as pas demandé, tout simplement ? Excuse-moi mais j’avais peur d’avoir l’air e. C’est une curiosité, toute bête. Très simple. Ben ton copain s’est trompé. Et qui est-ce ? Octave. Mais qu’est-ce qu’il a dit ? Ben qu’il t’avait vue. Mais quel intérêt ? Je sais pas. Aucun. Celui-là Ça ne m’étonne pas. Chaque fois qu’il me croise, il prend des grands airs, il fait semblant de ne pas me voir. Mais alors quand je ne suis pas là, il me voit. Et d’après lui, j’aurais fait semblant de ne pas le voir, j’imagine ? Non, pas du tout. Il m’a dit « Tiens, j’ai vu ta copine », c’est tout. Effectivement, c’est passionnant. Et d’ailleurs, il était même pas sûr que c’était toi. De mieux en mieux. Mais écoute, il me connaît très bien. Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Mais tu avais elle avait une toque en fourrure, comme la tienne. Ah bon, mais qu’est-ce qu’elle faisait ? Rien de spécial. En tous cas, c’était pas moi. Et puis tu sais, on en a vendu beaucoup des toques, comme ça. Il est vraiment tordu, cet Octave. C’est un flic. Salut. Alors ? C’était pas elle. Elle rentrait d’Italie et son avion est arrivé à h. Qui te l’a dit ? Elle. Elle est passée à la maison samedi. Elle m’a même ramené un cadeau. D’Italie ? Ouais. Des catalogues. T’es sûre, bien entendu, qu’elle a pas inventé cette histoire de voyage ? Ben, je vois vraiment pas pour quelle raison. Pour celle que je t’ai expliqué. Mon roman. Mon histoire. Mais non. Le roman n’était pas ça. Elle rentrait d’un voyage d’amour et elle s’installe avec un type. Sûre ? Si. Ça se sait. On s’asseoit ? Tu bois quelque chose ? Non. Alors te voilà rassurée. Mais j’ai jamais été inquiète. Dis donc t’aurais pas inventé cette histoire de fille uniquement pour me faire marcher. Non, j’ai rien inventé du tout. La fille, je l’ai vue. J’ai vu une fille. Ouais, mais tu savais parfaitement que c’était pas Camille. Non, je te dis. Je suis pas physionomiste. Y a des têtes que j’arrive pas à me remémorer. Je ne t’ai jamais dit que c’était elle. J’ai dit seulement qu’elle me regardait, et que je croyais reconnaître ce regard. J’avoue qu’à chaque fois qu’une femme me regarde, j’éprouve comme une sensation de déjà-vu. Peut-être simplement parce que chaque regard qu’une femme pose sur une homme est chargé d’un tel potentiel d’éternel



Pub

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *