RCF Saint-Martin 100.4 Fm

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Il n’y a pas plus belle que toi. On n’est pas dans les charts. C’est le top , et rien du tout. On n’y est pas. Les gens ont besoin d’un visage. Il faut qu’on te voie. Tu disais que pour réussir il fallait séduire Londres. Tu l’as dit. Et tu as séduit Londres. Mais ce n’est rien, sans L’Amérique. Pourquoi tu rajoutes toujours des trucs à la con ? Ce n’est pas à la con. Pas alors qu’on se plante. Je me suis cassé le cul. J’ai dépensé tout ce que j’avais. Tu ne penses qu’à toi ? Au résultat. Pour moi, oui. Pour toi. Pour les gars. Cent chansons, et on… Rien du tout. Tiens le coup jusqu’à Monterey. D’accord ? D’accord ? Oui. J’aime bien. Tu devrais les laisser pousser, un max. Comme un ange. Je ne les couperai plus. Avant, je mettais plein de gel dessus. Oui. Pour les aplatir. Ça met ton visage en valeur. Tu allais le dire. Oui. Tu comprends ? Au départ. Oui ? Je t’amène quelqu’un. Assalamu alaykoum. Salut. Ça gaze, mec ? Entre. Tu connais Jimi ? Une future rock star. Non, c’en est déjà une. C’est ce que dirait ta nana. Tu sors un peu de ton herbe ? Oui. Certains Négros hurlent que liberté et égalité viendront de la non-violence. Ça, alors. On reçoit beaucoup. Ton papier ? Dans le tiroir. Bien. Mais où est la liberté ? Je t’ai vu jouer. Tu es sacrément bon. Londres te plaît ? Oui, c’est cool. C’est cool ? Tu as joué où, exactement ? Au Scotch. Au Bag O’Nails, aussi. Le public était top. Oui ? Oui. Ici, ce n’est pas comme en Amérique. Là-bas, la musique est dans des cases. Chaque genre doit rester cantonné dans son milieu. Dès que tu essaies de mélanger tout ça, les gens se bloquent. Ici, on me donne la liberté de jouer, et j’adore ça. Ils me laissent faire ce que je veux, quand je veux. Ils te “laissent” ? Oui. Excuse-moi, mais je croyais que tu parlais de liberté. Quand on est libre, on n’attend pas qu’autrui nous “laisse” faire. Il n’est pas dans le tiroir. Si. Cherche mieux. Mais bon, tant mieux pour toi. Tu passes un bon moment. Au nom de l’Angleterre, de l’Angleterre noire, bienvenue. Merci. Tu n’as pas dû beaucoup la voir, l’Angleterre noire. Brixton. Notting Hill. Je ne distingue pas l’Angleterre noire de la blanche. Pourtant, c’est comme ça. Ils les distinguent, eux. À moins que personne ne t’aie harcelé ici ? J’ai lu ce qu’on écrit sur toi. “Sauvage, tribal, violent.” Ce ne sont que des mots. Je ne le prends pas mal. Des mots qu’on n’utilise pas pour Jeff Beck ou Eric Clapton. Quand ils jouent du blues, c’est acceptable. Quand toi tu en joues, tu es une abomination noire et violente. Merci. En Angleterre, c’est différent. Le racisme est plus subtil qu’en Amérique. Le pays s’est bâti sur le Windrush. Tu connais ? Tu sais ce que c’est ? Du tout. Après la guerre, les Noirs de la Caraïbe, des Antilles… On les a attirés en Angleterre. On disait partout qu’il y avait plein de travail. “Venez !” “Travaillez et réussissez.” Des opportunités. Mais il n’y en avait pas. Ni logements, ni salaires dignes. Il y a un système de classes. Notting Hill. Ils ont travaillé dur mais pas pour une vie meilleure.



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