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Comment as-tu pu partir comme ça ? Qu’est-ce qui t’a pris ? J’ai fait une promesse, George. Une promesse. À mes parents. Ils me manquent, tu sais. Avant sa mort, mon père m’a dit deux choses. Primo, qu’il avait balancé d’autres Juifs pendant la Shoah. Secundo, et plus important… Il a dit d’être soi-même. C’est ce que je m’efforce de faire chaque jour, dans tout ce cirque. Je dois être moi. Je dois être Gil. Cette réplique reste en suspens, comme le très beau et gros pénis de Lenny Kravitz quand son pantalon a craqué et qu’il est sorti. Il existe une vidéo. Ça remonte à mois. Ici, à Oh, Hello, on trouve que c’est passé trop inaperçu sur le moment. Gil continue à parler. Mais soudain, de façon assez artificielle, il commence à chanter. Je suis parti de l’audition et je suis allé au supermarché Fairway pour agresser des olives. Et c’est là que j’ai compris. La douce Rosalie Travaille dans le magasin à bas prix J’ai eu cette chanson dans la tête toute la journée. J’ai pris le train pour Hackensack Avec du vin de romarin Cocaïne, on sniffe On aime tous les deux la cocaïne D’où vient cette chanson ? Ça doit être Steely Dan, non ? C’est carrément Steely Dan. Tu te souviens quand on a vu Steely Dan au Beacon Theatre neuf soirs de suite ? J’adore le Beacon Theatre. Le Beacon Theatre, c’est comme l’Apollo Theater pour ceux qui ont peur d’aller à l’Apollo. Walter Becker, de Steely Dan, joue de la guitare comme s’il était dans une pub pour somnifères. Donal Fagen, au clavier, ressemble à Ray Charles s’il avait joué de l’orgue dans une synagogue réformée. George, tu savais que le nom de Steely Dan était celui d’un gode dans un roman de William Burroughs ? Bien sûr que oui. On en connaît un rayon sur Steely Dan. Tu peux aller chercher le courrier ? OK. J’attends une réponse de mon éditeur pour mon nouveau roman : Prochain arrêt : Ronkonkoma. C’est l’histoire d’un voyage en train à Long Island raconté du point de vue de personnes différentes. Voyons voir. “Chers locataires, l’eau sera coupée entre h et h pour punir les chômeurs.” Ça paraît un peu méchant, non ? Je fais ma propre eau. Voyons voir ça. “Chers messieurs Reddington et Stone, votre appartement à loyer contrôlé ne l’est plus.” Mais on habite dans cet appartement depuis ans pour $ par mois. C’est notre droit sacré de payer le même loyer au mépris de la valeur foncière et de l’inflation. C’est scandaleux. Ravi, il faut que la chaise casse. Montre-moi. “Votre loyer passe à $ par mois.” Deux-mille cinq-cents dollars pour un pauvre six pièces avec bureau, moulures et cheminée ? Combien j’ai sur moi ? C’est quoi, ça ? “N’oublie pas que tu as Alzheimer.” Mais ça veut dire quoi ? J’en ai ras le bol de trouver ces mots débiles dans toutes mes affaires. Quand j’aurai trouvé celui qui les met… Tu vas lui faire quoi, Georgie ? File-moi un truc. Dégage de mon miroir. Dis-moi, Gil, est-ce qu’il y a une troisième… Dis-moi, Gil, est-ce qu’il y a une troisième lettre… Ça marche mieux si j’explique. Gil, est-ce qu’il… Mais putain, attends ! Gil, est-ce qu’il y a une troisième lettre de mon éditeur ? S’il me donne une avance assez importante, on n’aura pas à s’inquiéter pour le loyer. Donne-moi la foutue lettre. Tu n’as qu’à la demander. On est dans la même équipe ? Oui. Oui, les Mets de . T’es pas si mal, tu sais. Oui, merci, mon vieux. Ça vient d’eux, c’est bien mince. La concision, c’est bien. Les bonnes nouvelles arrivent dans des enveloppes minces. “Cher M. Reddington. Nous avons reçu votre incroyable manuscrit Prochain arrêt : Ronkonkoma. Mille pages non corrigées. Malheureusement, seule la littérature pour ados nous intéresse en ce moment. Comme Twilight ou Les Corrections. Vous devriez vous intéresser davantage au jeune public.” Quel toupet. Je pense aux ados tout le temps. Mais George, que disait la lettre ? Elle disait que le livre ne se fera pas. Mon Dieu, le livre ne se fera pas. J’ai déjà acheté un chien de berger pour la photo d’auteur. Je vais le renvoyer à Chinatown. Accrochez-vous. Qu’arrivera-t-il sans cette avance ? Sans cette avance, on n’a pas d’argent et on va perdre notre appartement. Mais on a passé dimanches dans cet appartement. , Flatbush Avenue. J’ai cinq ans et je n’aime que deux choses au monde. Les Dodgers de Brooklyn et quand ma mère plonge ma tête dans ses gros seins polonais. Le marchand de glace est là. J’ai droit à un grand cône si je le laisse mettre un doigt entre mes fesses. , Providence, dans le Rhode Island. J’ai cinq ans et ma mère m’élève comme une fille. Mon père boit du whisky dans une pièce sombre, on n’a pas le droit d’y aller. Spuddy, mon grand frère, m’attrape. “George, tu veux aller voir un cadavre ?” Il m’emmène près des rails du train, mais j’avais déjà vu celui-là. Flashforward, je suis en première année à l’école de Zero Mostel. Lamar, mon meilleur ami, me défie de boire toute une bouteille d’huile de colza. Je m’exécute et, aujourd’hui encore, quand je rote, je crache du pop-corn. Flashforward. Je suis en e année à l’École Jonesy pour marginaux. Il n’y a que moi, une bonne sœur et Robert Durst jeune. Fait amusant : Robert Durst et ma mère ont sauté du même toit. D’un côté, j’étais triste que ma mère se suicide, mais de l’autre, j’étais content que ce soit mon anniversaire. C’est vrai. C’est bien vrai. Flashforward, on arrive à la décennie souvent oubliée et peu évoquée des années . Ravi ? Envoie la musique, Ravi. Ravi, bon Dieu ! T’es en retard ! En retard ! Pardon. Dès qu’il dit : “les années “, tu dois envoyer la musique. Mets la musique au bon moment ou il va péter un plomb. Je vais te faire sauter un plombage et tu auras du mal à l’avaler. Si tu massacres encore un de ses monologues, je t’étranglerai, chien galeux. C’est très galant de ta part. Tu as besoin de perdre trois kilos. C’est vrai. C’est tous les cookies Tate. Ils sont tellement fins. On en finit une barquette et on se dit : “Il ne reste plus qu’une barquette.” Flashforward, les années . Je suis à l’université de Columbia illégalement. Je distribuais des dépliants pour la secte dont je faisais partie. Fait amusant : je suis le seul type qu’on a viré d’une secte parce qu’il était trop à fond.



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