MFM Radio 98.5 FM Beauvais

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Qu’avez-vous mangé ? Cigarette et café ? Cigarette. Je m’en doutais. Emmenez-nous chez Lancy. Chez Lancy ? C’est parti. Les meilleures gaufres de la ville. Du beurre dans chaque case. On se sent toujours mieux l’estomac plein. Encore une ? Non, merci. Puisque vous vous êtes adoucie, j’ai une chose à vous dire. Trouvez votre mari. Pas pour l’argent, ni pour mon article, mais pour vous. Il vous a lancé un défi. Admettez qu’il a raison. J’aimerais le trouver. Encore faut-il déchiffrer sa lettre. Ensemble, on y arrivera. C’est comme un graphique. La première ligne retrace son parcours d’hier. La seconde retrace le passé, vos souvenirs. Leur point de rencontre vous mènera à Frank. Vous devriez vous faire les ongles. Vous avez raison. C’est la première fois que j’aide une femme à trouver son mari. Je veux bien vous croire. Au fait, avez-vous un autre nom que “Legget du Graphic” ? Ceux qui m’apprécient m’appellent Dannyboy. Très bien, Dannyboy. Le port de pêche. Frank venait souvent ici. Un jour, il peignait une aquarelle. Un pêcheur l’a admirée et Frank la lui a donnée. En guise de remerciement, le pêcheur lui a donné un espadon. Je lui ai fait une remarque désobligeante et on s’est disputés. Ce n’était pas la première fois. Frank ferait référence à une dispute dans la lettre ? À quoi d’autre ? Nous avons eu une autre dispute, ici. Frank avait peint une toile que je trouvais splendide. Il a dit que mes goûts artistiques remontaient à l’âge de pierre. J’ai rétorqué que je voulais sa toile. Il me l’a donnée. Mais il a signé “le mari d’Eleanor”. Sans lui dire, je l’ai inscrit à un concours de peinture. La toile du “mari d’Eleanor” a remporté le premier prix, $. Pensez-vous que Frank a été content ? Loin de là. Il a refusé l’argent et a repris sa toile, prétextant qu’il n’était pas prêt. Il a l’air obstiné. Bêtement obstiné. Je me demande s’il voulait vraiment réussir. Peu après, il a commencé chez Hart and Winston. Une seule chose est sûre, Frank était aux Jardins d’Orient, hier soir. Allons y faire un tour. Il est resté dans les loges jusqu’à h du matin. Puis il est allé téléphoner. Et il a écrit la lettre. Il a dit de vous transmettre qu’il l’enverrait à M. Maibus. On ne s’est pas déjà vus ? Ça ne m’étonnerait pas. Il n’a pas dit où il allait ? Je n’ai pas demandé. Demandez à Sullivan. Qui ? Il tient un bar en face. Venez. On va passer par derrière. Je sais où je vous ai vu. Hier soir. J’étais avec Mme Johnson. Sur le dessin de Frank. Le dessin ? Un dessin de moi ? Ça vous ressemble. Il dessine toujours. Il a dit qui était cet homme ? Non. J’aurais peut-être dû en parler à la police. L’inspecteur a dit qu’il repasserait. Suzie, arrête de jacasser. Vous avez toujours le dessin ? Je pourrais le diffuser. Il est dans ma loge. Mais je vais le garder. Legget, vous voulez vraiment m’aider ? N’oubliez pas la publicité dans votre journal. On en a besoin. Reprends depuis le début. Je dois voir notre agent. J’ai entendu parler de cet endroit. Je ne suis jamais venu. Vous désirez manger ? Aujourd’hui, on a du bœuf au chou. Ça vous va ? Non, merci. Un gin avec de la glace et un bourbon. Je vais appeler le journal. Parlez-lui seule, c’est mieux. Vous ne portez pas de chapeau ? Ça ne me va pas. Vous avez raison. Qu’est-ce que tu dis ? J’ai pas perdu de pièce. Oui. Frank était là hier soir, juste avant la fermeture. Il a dit où il allait ? Non. Il m’a seulement emprunté $. Je dois vous dire Jeux Des hommes le cherchaient ce matin. Et pas du genre qu’on peut remettre à leur place. Il a des ennuis, Mme Johnson ? Il n’est pas rentré, hier soir. Tous les mêmes. Je cherche le mien depuis ans. Ravi de vous rencontrer enfin. Je me demandais comment était sa femme. Non pas qu’il soit facile à vivre. Il est si silencieux, lunatique et étrange. Par exemple, regardez ce tableau. Regardez la date. Frank l’a peint pour moi il y a mois. Le jour de la Saint-Patrick. Mais regardez la date. mars . Sûrement le privilège de l’artiste. Le mars, l’anniversaire de Frank. . On a passé la journée sur la plage, puis on a voulu admirer le coucher de soleil. On est allés à San Francisco. On avait une voiture. On a bu du champagne et regardé le soleil se coucher. C’était son anniversaire et la Saint-Patrick. On s’est offert un magnifique dîner chez André. Puis on est rentrés sous le plus doux des clairs de lune. Rien n’est plus beau que d’être jeunes et amoureux. Et fous. De surcroît. Fous, de surcroît. On a le droit d’être fou le jour de son anniversaire. On n’a rien fait cette année. Je suis allée au cinéma. Et Frank a peint ce tableau ici. Il a dit qu’il manquait quelqu’un sur ce tableau. S’il avait vu votre visage quand vous racontiez cet anniversaire en , il vous aurait peint en plein milieu et dans ses bras. Désolé d’avoir mis du temps. M. Legget, M. Sullivan. Il m’aide à chercher Frank. La même chose. Vous en voulez un autre ? Ça ira. Qu’avez-vous appris ? Une chose étonnante. Quoi ? Frank m’aime encore. Très utile. Je pense. Frank m’a demandé quand ouvraient les surplus de marine, ceux de l’embarcadère. Il est malin, il a changé de vêtements. On y va ? Désolé d’avoir été un peu brutal.



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