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Les gars, il nous faut des feux de signalisation. » « Pourquoi faire ? » « C’est pour les croisements, pour l’ambiance. » Personne ne savait à quoi ils servaient. Les feux, on s’en fout et on ne leur fait pas confiance. Mais à New York, je n’avais jamais vu ça, les gens ont entièrement confiance en eux. Un jour, j’étais dans la rue. J’étais à côté d’un type. Je n’oublierai jamais ça. On était sur le trottoir et le feu piéton est passé au vert. J’ai regardé et il y avait un camion qui arrivait à fond. Je regarde le camion. Dès que le feu change, le type à côté de moi traverse. Je le retiens pour le protéger. Je lui dis : « Mec, il y a un camion. » Il me dit : « C’est bon. Le feu est pour nous. » Je lui ai dit : « Oui et il a un camion. À pierre-papier-ciseaux, tu perds. » Mais il était si confiant. « C’est bon. Le feu est pour nous. Allons-y. » Non content de traverser, il fixait ce camionneur du regard en traversant. Genre : « Le feu est pour moi. Tu sais que le feu est pour moi. » J’étais derrière lui, tout désolé. « Désolé, je ne savais pas. Je me serais arrêté. C’est ma première fois. » J’ai marché avec ce type pendant pâtés de maisons. Je n’ai jamais autant ressenti la confiance d’un autre être humain qu’avec lui. Ce jour-là, j’ai commencé jeux à réfléchir avant de traverser. Après quelques mètres avec lui, j’ai commencé à y croire. Après huit pâtés de maisons, je ne savais vivre que comme ça. Avec mon téléphone, je tweetais et j’envoyais des messages. Je ne rigolais pas. Je levais la tête. Le feu changeait, j’y allais. Peu importe si un camion ou un train arrivait. Je traversais ! Parce que j’ai vu qu’ici, si vous avez un Blanc de votre côté, vous pouvez tout faire. Ça passe. Quelle période passionnante. Mon timing était parfait pour venir vivre aux États-Unis. Quelle période passionnante. Avec tout ce qui se passe, ça m’étonne que tout n’ait pas brûlé. Je suis venu plein de fois aux États-Unis depuis presque dix ans. Et jeux ce qu’il y a de bien, avec ces visites, c’est que j’ai vécu l’Amérique par instantanés. Je ressentais ce que ressentaient les gens. J’avais une idée de ce que le peuple vivait. Et jeux À chaque fois que je venais en Amérique, l’un des trucs que je remarquais, c’était les difficultés des Américains noirs. Je me rappelle mon premier séjour. J’étais sur la côte ouest, j’ai rencontré un jeune Afro-Américain à Compton. On traînait dans un comedy club. Ce type m’a regardé et m’a dit : « Hé yo, Trevor. Tu es le type qui vient d’Afrique ? » J’ai dit : « Oui, je suis l’un d’entre eux. » Il dit : « Yo, mec. Franchement, c’est un honneur de te rencontrer, mec. J’ai toujours voulu rencontrer un Africain. T’es un vrai, mec. » J’ai dit : « Merci. » Il a dit : « Ouais, mec. Tu sais que c’est dur ici pour les Noirs ? Franchement, c’est impossible d’avoir un travail. Les flics sont tout le temps après toi. Je vais aller en Afrique, mec. Je vais aller en Afrique avec toi, mec. » « Oui, tu devrais acheter un billet. Ça marche. Allons-y. » On s’est bien entendus. J’ai senti un truc. Quelques années plus tard, j’ai rencontré jeux une jolie femme noire. Dans le Sud, je jouais mon spectacle à Birmingham, Alabama. Cette femme est venue me voir après. On s’est tout de suite bien entendus. Elle m’a dit : « Trevor, chéri. Je peux te dire un truc ? Je ne me suis jamais aussi bien entendue avec un inconnu. Quand tu parles de l’Afrique, quand tu racontes tout ça, je me dis : ‘Oh, j’aimerais y aller avec toi.’ Parle-moi de la mère patrie. Je veux aller quelque part qui soit chez moi. Je veux aller quelque part où je ne suis pas vue comme étrangère. Parle-moi de l’Afrique, bébé. » Je comprenais ce qu’elle disait. Je savais que les gens vivaient durement. Et ensuite, on passe en . Je n’oublierai jamais ce moment où Donald Trump jeux a réduit l’écart, il avait une chance sur deux de devenir président des États-Unis. Pour la première fois de ma vie, des Blancs venaient me voir pour me dire : « Trevor, parle-moi de l’Afrique. Comment ça se passe là-bas ? C’est un bon plan, non ? C’est quoi, la mère patrie ? C’est ça. Je devrais venir avec toi. Ali, boma ye. Compte sur moi, mon pote.



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