Skyrock 101.1 FM

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t’en viendras finalement au Paradis. » Qu’entend la voix par « ton martyre » ? Je ne suis pas sûre. Cela peut vouloir dire : mes souffrances en prison. Après des nuits sans sommeil, je dois répondre à vos questions. Toujours les mêmes questions. Je deviens à demi folle de ce que j’endure en cellule. Et je n’ai pas de repos. Ni le jour ni la nuit. Je ne sais combien j’aurai encore à souffrir. Je m’en remets à Dieu. Pensez-vous que vous irez au Paradis ? Aussi sûrement que si j’y étais déjà. C’est une réponse très grave. Oui. Et je la garde en moi comme un trésor. Quel signe avez-vous donné à votre Roi à Chinon qui l’a convaincu que vous étiez une envoyée de Dieu ? J’ai répondu une centaine de fois et je vous ai répété cent fois que je ne vous répondrais pas. Cela ne concerne pas ce procès. Ce signe était-il fait d’or ou d’argent ou de bijoux ? Aucun orfèvre ne pourrait créer de signe si riche et beau. Il durera un millier d’années. Était-ce une couronne ? Je n’ai pas dit cela. Qu’est-ce que c’était ? Si vous voulez le savoir, demandez à mon roi. Cette sorcière se moque de nous ! Vous me questionnez, je refuse de répondre, et vous continuez ! Voulez-vous que je me parjure ? N’écrivez pas cette réponse. Jeanne, si nous vous prouvons que vous avez agi contre la foi, vous soumettrez-vous à L’Église ? Croyez que je ne ferai ni ne dirai jamais rien contre L’Église. Et si je l’avais fait, je le désavouerais volontiers. C’est une bonne réponse, Jeanne Jeux Alors vous renierez vos voix ! Si vous maintenez que vos voix ont raison, vous reniez L’Eglise ! Si vous n’obéissez pas Jeux Je ne renierai pas les voix de mon Seigneur, ni L’Église ! Il me semble que c’est un tout, notre Seigneur et L’Église. Pourquoi en faire une pareille difficulté ? Pourquoi avoir montré votre étendard lors du couronnement ? Il avait eu sa part de peine, il méritait sa part d’honneur. Les pauvres ont-ils baisé votre main et dit des messes pour vous ? Ils venaient à moi volontiers, comment les repousser ? Et s’ils ont prié pour moi, c’est que je n’ai rien fait de mal. Avez-vous reçu les sacrements habillée comme un homme ? Avez-vous béni les armes de vos soldats ? Par quelle sorcellerie êtes-vous parvenue jusqu’à votre roi ? Messeigneurs, je ne peux répondre qu’à une question à la fois. Être sûre de vous, fière, vantarde, ce sont les péchés de Satan. C’est une hérétique et une sorcière. Et elle doit aller au bûcher. Mais nous devons la discréditer avant qu’elle ne meure. En ce qu’elle n’est pas uniquement une sorcière, mais un symbole, adorée par le peuple de France. Si nous la brûlons maintenant, nous en ferons une martyre. Et c’est exactement ce que son roi attend de nous. Mais si nous pouvons la forcer à se repentir, à abjurer, à renoncer à ses voix, à sa mission et à son roi. Les gens perdront la foi en elle et en un roi couronné par une hérétique. Ils accepteront notre Henri en tant que roi légitime de France. M. L’évêque, suivez votre plan. Mais je vous rappelle que la Pucelle doit mourir sur le bûcher si jamais vous voulez devenir archevêque de Rome. C’est sympathique dehors. Ça pourrait l’être ici aussi si tu veux. Écoute, sorcière. Je pourrais enlever tes chaînes. Cela soulagerait ta peau. Je pourrais les desserrer. Te laisser marcher dans ta cellule. Je te donnerais du fromage et du vin. Tu seras brûlée. Brûlée sur la place. Tu mourras sans savoir ce qu’est un r. Regarde-moi. Regarde-moi, sorcière. Lâchez-la! Ne me donnez pas d’ordres. Vous n’êtes personne. Je vous dénoncerai au capitaine. Je ne ferais pas ça si j’étais vous, le français. Ne vous mettez pas en danger. Nous avons un moyen de vous sauver, Jeanne. Je ne veux pas mourir. Mais je ne peux pas renier mes voix. Ce serait damner mon âme pour sauver ma vie. Il y a un autre moyen. Faites appel au pape. C’est un point technique, mon enfant, mais un tel appel les empêchera de poursuivre ce procès honteux. Les règles de L’Église les obligent à vous envoyer à Rome, ou envoyer un rapport et attendre une décision du pape. Si je pouvais aller à Rome. Le pape me croirait. Qui vous a permis d’entrer dans cette cellule ? Sortez d’ici immédiatement. Vous soumettez-vous ? Je fais appel au pape, qui est à Rome. Qu’on m’y emmène et je m’en remettrai à lui. Silence ! L’affaire est grave. Elle est dans son droit. Cet appel est suspensif. On ne peut poursuivre le procès. Nous poursuivrons ! Alors le procès sera illégal et le verdict nul. Vous êtes sauvée, Jeanne. Si vous intervenez encore, on vous jette à la Seine. Quant à cet appel au pape, je l’interdis. C’est le roi qui commande ici, pas le pape. Il a payé cher pour cette sorcière ainsi que vos services, maîtres, docteurs et évêques ! Voilà pourquoi j’en appelle au pape qui n’est sujet d’aucun roi. Appel rejeté. Effacez-le des minutes. Vous écrivez ce qui est contre moi, et non ce qui est pour moi. Faites-la sortir. Je sollicite votre attention. L’évêque de Beauvais m’a envoyé les articles de l’accusation et demande mon avis sur la conduite du procès. Je n’espérais pas que vous vous dérangiez. J’ai craint que ma lettre ne s’égarât comme tant d’autres. Mais après la séance de ce jour, mon opinion est faite. Écrivez, greffier. Moi, Jean, évêque d’Avranches, déclare ce procès illégal. L’appel introduit par l’accusée et dont je suis le témoin est suspensif. Toute suite à ce procès doit être déférée à Rome. Veuillez venir chez moi et Jeux Si son appel est rejeté, ce sera une nouvelle preuve des rumeurs qui circulent sur ce procès qui n’est pas religieux, mais politique. Je vous avertis, vous, soi-disant juges, vous pouvez l’envoyer au bûcher mais, un jour, votre roi anglais en sera déshonoré. Rome proclamera la vérité et la France lui saura gré de l’avoir sauvée ! Quant à vous, Pierre Cauchon, comte évêque de Beauvais, je vous déclare traître à votre pays et traître à L’Église. Évêque, il suffit ! Je ne le permettrai pas ! C’est le printemps, mon Père. Oui. Nous sommes le mai. Nous avons tout fait pour empêcher cela. Mais votre entêtement et arrogance ne nous laissent nul autre choix. Si vous continuez à cacher la vérité, si vous persistez dans votre hérésie, vous serez mise au bûcher. Jeanne, il est encore temps. Admettez que vos voix sont maléfiques. Elles vous ont menti comme vous nous avez menti. Non ! Elles ne me disent que la vérité ! Même si je ne comprends pas comment je serai sauvée, ni quelle sera ma victoire. Les voies de Dieu ne sont pas toujours les nôtres. Vous demandez donc le bûcher. Séparez mon corps de mon âme, mais je ne nierai pas mes voix. Et si je le faisais, je déclarerais ensuite que j’ai été forcée. J’ai demandé à mes voix si j’allais être brûlée. Et elles m’ont dit de me fier à Dieu. Demain, au cimetière de Saint-Ouen, nous tiendrons la dernière séance. Avec l’autorisation des médecins, nous y conduirons Jeanne et, si elle refuse à nouveau d’abjurer, nous la remettrons au bras séculier. J’ordonnerai au bourreau de se tenir prêt. Cette Jeanne qui est devant vous a fauté encore et encore, et commis crime sur crime. On n’avait jamais vu telle chose en France. C’est une sorcière. Une hérétique. Une dissidente. Son roi aussi est un hérétique,



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